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Un pour la route
GENRE : CONTEMPORAIN
Ambroise
BUCHER - Johanna COHEN - Nicolas LECLERC
« Des centaines de gens sont maintenus en
détention sans condamnation par un tribunal, en d’autres termes,
ils n’ont pas été jugés coupables ou innocents. Durant leur
incarcération, nombre d’entre eux sont soumis à la torture. Des
gens dont la vie a été anéantie, tant les victimes de la torture
que leurs familles. » Harold Pinter
Cette réalité de la torture est la genèse du
spectacle. Dans un lieu qu’on ne pourrait situer, Nicolas avilit
Gila, Victor et leur fils tant par conviction religieuse que par
sadisme. Dignité humaine : concept ou réalité ?



La Pièce
Dans un lieu qu’on ne pourrait situer,
Nicolas, un onctueux et «civilisé» interrogateur dont on ne sait
s'il est juge, inspecteur ou bourreau, soumet à son inquisition
les membres d’une famille emprisonnée parce qu’ils sont
considérés comme étant des ennemis de l’État.
Il interroge
successivement Victor, le père, Gila, la mère, et Nicky, leur
enfant de sept ans. Il les avilit tant par conviction religieuse
que par sadisme.
Il prétend détenir et exercer un pouvoir absolu
qu'il estime d'essence divine, mais la problématique se crée
lorsque l'autre, l'agressé, ne reconnaît pas ce pouvoir.
Naissent alors trouble, besoin d'amour, haine et séduction
inévitables à la relation dominant-dominé.
 
Cette pièce
met en exergue une partie du genre littéraire et surtout du
théâtre de Harold Pinter. Insultes et grossièretés, disputes
, situations conflictuelles constituent
en effet les séquences les plus percutantes de cette pièce.
On pouvait
déceler dans cette pièce le personnage d’un joueur de “Djembé”
qui intervient pour ponctuer le discours d’un tortionnaire
brutal.
Le mérite de
cette pièce est d’avoir soulevé un certain nombre
d’interrogations restées d’ailleurs sans réponses. Cette
approche est d’abord celle préconisée par Harold Pinter, pour
qui la réponse à une question n’est jamais définitive




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